Notre Monde dans tous ses Etats49 - AINSI S'EN VA LA VIEUn matin de septembre, J'ai respiré à plein poumon, Puis ouvert les yeux, dans la lumière dorée. Je venais de naître, Immensément fragile, expulsée du cocon maternel. Nous partageons tous, Cette arrivée puis la sortie de scène, Le grand départ, pour la longue nuit profonde des hommes. Notre vie, la vie, ma vie, N'est que transitoire Et ô combien, j'aimerais la vivre avec ivresse. Prendre, tout prendre, Ne rien regretter, Ne pas rester affamée, pleine de ce que je n'aurais pas pu goûter. La vie, courte ou fleuve, Solitaire ou bien solaire, Gourmande ou parfois asséchée, Engagée ou égoïste, Grégaire ou individualiste, Il existe bien des sentiers, Pour parcourir notre destinée. Je ne suis pas sereine face à ma mort, J'y pense, j'imagine Le tout avec angoisse et colère. Tant d'efforts pour construire sa vie, Et un beau jour panne de coeur ! Le jour où sur un long voilier noir, Je monterai à bord, avec pour seul équipage la mort, C'est là que je voudrai être en paix avec mon moi profond. Vivre au fond, c'est un voyage, Qu'il est bon de traverser avec ivresse, Et tirer élégamment sa révérence. Article ajouté le 2008-04-19 , consulté 59 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Les poèmes de Valéria ... "Afficher une version imprimable de cet article Retour aux articles |