38 - Paillettes (hommage à Barbara)

Un inconnu, un soir se mêle à la foule,
Et se dirige déterminé,
Avec une drôle d'appréhension vissée au ventre,
Vers celle qui a changé son présent,
Et l'a fait voyager sous d'autres latitudes.

D'elle il ne connaît rien et tout à la fois,
Car elle lui chante assise à son piano noir,
Chaque soir, dans la lumière éclatée,
Ses peurs, ses drames, ses soleils, ses vertiges,
Comme autant de «confessions pacotilles»

Drôle de mélange où tout se brouille :
Orages, désespoirs, espoirs, folle passion,
Portés par une femme beauté.
C'est elle qui le hante et le fascine tout à la fois,
Elle, qui chaque soir, se livre impudique et farouche à son public.

Madame fait la une des journaux
Pourtant Madame, la rumeur passée, referme ses portes,
Madame vivrait un nouvel amour…..
Gorge serrée, boule au ventre, moiteur,
Cet illustre inconnu continue, piége, de l'aimer en secret.

Barbara, ni tulipe noire, ni mante religieuse,
Que tu étais belle, dans ton costume noir,
Ta couleur de lumière,
Quand tu venais, bras tendus, avec ferveur,
A ton public, "ton amant aux mille bras".


Valeria Ll.


Article ajouté le 2008-01-10 , consulté 61 fois

Commentaires



Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Les poèmes de Valéria ... "

Afficher une version imprimable de cet article
Retour aux articles