35 - Un air à deux temps
Tango,
Petit mot de deux syllabes,
Riche de légendes,
Tu nous transportes, tout là bas,
Vers ton pays, depuis les plaines de la Pampa,
Jusqu'aux terres, arides, hostiles, D'Ushuaia,
Ton extrême pointe sud. Au début du siècle dernier, tu jaillis à la lumière,
Et d'hier à aujourd'hui, dans le port,
Mythique de Buenos aires,
Cet air à deux temps,
Fait pour honorer l'homme et la femme,
Nous éblouit de tout son éclat féerique.
Jeu de séduction,
D'attraction, de repli, de retenue,
Ou encore de domination, de va et vient, jambes qui se croisent, s'enlacent, s'enroulent
Inventivité des, combinaisons,
La souplesse de tes pas contraste
Avec la rigidité orgueilleuse,
Du haut du corps, du port de tête.
Tango,
Quintessence même de l'amour,
«Tu joues et te joues » de la séduction par excellence,
Tu appelles, à toi, ta compagne de jeux,
Laquelle; méfiante, défiante,
Semble se laisser apprivoiser,
Et qui pour un profil concédé, une moue fermée,
Un rien dédaigneuse,
Te laisse désabusé.
Tango, tu es pétri, dansé, chanté, là bas, ici ou tout près, ou vers un ailleurs,
Pour que des yeux dans les yeux,
Pour que des regards appuyés, fardés,
Pour que des étoles colorées de noir et de rouge sang,
S'enroulent et se déroulent à l'infini.
Danser à deux,
Captiver son, sa partenaire,
Pour fusionner un instant, un instant seulement,
L'espace,
D'un air à deux temps.
Valéria LL.
Article ajouté le 2007-11-13 , consulté 70 foisCommentaires
Liens
Voir les articles de la catégorie " Les poèmes de Valéria ... "Afficher une version imprimable de cet articleRetour aux articles